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janvier / Januar  2021

Les Très Riches Heures du Duc de Berry 

Das Stundenbuch des Herzogs von Berry

(1410-1489)

Januar

Zu Lebenszeiten der Brüder Limburg wurde der Monat Januar angedeutet, indem man in einem Medaillon den doppelköpfigen Gott Ianus darstellte. Die Brüder Limburg haben dieses Motiv in ihrem Kalenderblatt aufgegriffen und leicht abgewandelt.

Die Rolle des Janus hat hier der Duc de Berry, also der Auftraggeber der Maler selbst eingenommen, der dem Bildbetrachter sein Profil zuwendet. Gehüllt ist er in ein leuchtend blaues Gewand, das in kostbarem Ultramarinblau, der Lieblingsfarbe des Herzogs, gemalt wurde.

Blau ist auch die Bank, auf der der Herzog Platz genommen hat. Neben ihm sitzt nur eine einzige weitere Person – allerdings in gebührendem Abstand. Dargestellt ist vermutlich Martin Gouge de Charpaigne, Bischof von Chartres, der zu den bevorzugten Gesprächspartnern des Herzogs zählte und wie dieser ein großer Freund aufwändiger Handschriften und Buchmalereien war.

Die besondere Rolle, die der Herzog auf diesem Kalenderblatt innehat, wird auch durch den Wandschirm betont, der ihn vor der Hitze des Feuers schützen soll. Der Wandschirm wirkt wie ein Nimbus, vor dessen gelblicher Farbe sich das blaue Gewand und die Pelzmütze des Herzogs wirkungsvoll abheben. Direkt über dem Wandschirm befindet sich ein Baldachin, auf dessen rotem Untergrund man das blaue Lilienwappen und die beiden Wappentiere des Herzogs sieht, den Schwan und den Bären. Die Kombination der goldenen Fleurs de lys auf blauem Grund (das traditionelle Symbol der Krone von Frankreich) mit den persönlichen Wappentieren des Herzogs weist diesen als Angehörigen der königlichen Familie aus.

Ein in den Farben des Baldachins livrierter Zeremonienmeister ruft die zum Neujahrsempfang Zugelassenen herbei. Die Eintretenden heben die Handflächen zum Feuer, um sich zu wärmen: Eine Geste, die im Mittelalter so selbstverständlich war, dass das Feuer selbst als Erklärung nicht benötigt oder, wie hier, nur angedeutet wurde. (Auch die Strohmatten auf dem Fußboden sollen gegen die Kälte schützen.) Unter den neu Eingetretenen befinden sich zwei Männer mit grauen Wollmützen. Bei ihnen könnte es sich um (Selbst-)Porträts Paul von Limburgs (rechts) und eines seiner Brüder handeln. Hinter dem Herzog stützt sich ein junger Mann lässig auf die Rückenlehne der Sitzbank. Diese Geste demonstriert Vertraulichkeit; es dürfte sich um einen Verwandten des Herzogs, wenigstens aber um einen jungen Fürsten aus seinem Gefolge handeln. Die Identität des Dargestellten konnte bislang allerdings nicht geklärt werden.

Am rechten Bildrand ist ein typisches mittelalterliches Tafelgerät zu sehen, ein sogenanntes Salzschiff. Dieses Tafelgerät ist in den Inventarverzeichnissen des Herzogs ausführlich beschrieben und ebenfalls von Bär und Schwan gekrönt. Das Pendant zu dem Salzschiff befindet sich am linken Bildrand. Dort zeigt das Schaubord weitere Gerätschaften aus der Gold- und Silberkammer des Herzogs sowie darunter zwei Höflinge, die mit einzelnen Gerätschaften hantieren. Derartige Pokale, Schalen etc. fanden nicht nur auf der Tafel Verwendung, sondern waren auch als Geschenke beliebt. Mit ihnen wurde belohnt, manchmal auch bezahlt, und es ist denkbar, dass die auffällige Schaustellung auf dem Bord links aus Anlass dieses Neujahrsempfangs in einem solchen Kontext zu sehen ist.

Die Tapisserie, die den Raum nach hinten abschließt, zeigt – wie aus dem nur unvollständig entzifferbaren Text hervorgeht – eine Szene aus dem Trojanischen Krieg, ausgeführt in den Kostümen der Entstehungszeit des Blattes um 1400 (‚historische‘ Darstellungen setzen sich erst später durch).

https://de.wikipedia.org/wiki/Tr%C3%A8s_Riches_Heures#Die_einzelnen_Kalenderbl%C3%A4tter

janvier

Le duc de Berry, assis en bas à droite, dos au feu, est habillé de bleu et coiffé d'un bonnet de fourrure. Il invite ses gens et ses proches à se présenter à lui. Derrière lui figure l'inscription « Approche Approche ». Plusieurs familiers du duc s'approchent de lui pendant que des serviteurs s'affairent : les échansons servent à boire, deux écuyers tranchants au centre sont vus de dos. Tous deux sont parés d'une écharpe blanche, signe de ralliement des Armagnacs pendant la Guerre de Cent Ans25. Un jeune invité, habillé de vert au chaperon rouge, possède un collier au bâton noueux du duc d'Orléans26. Au bout de la table officie un panetier. Au-dessus de la cheminée figurent les armes du duc, « d'azur semé de fleurs de lys d'or, à la bordure engrêlée de gueules », avec de petits ours et des cygnes blessés, emblèmes de Jean de Berry. Plusieurs animaux de compagnie sont représentés : petits chiens sur la table, lévrier au sol. La tapisserie du fond de la salle semble représenter des épisodes de la guerre de Troiec 13. Sur la table, est posée sur la droite une nef qui a été identifiée à une pièce d'orfèvrerie ayant réellement appartenu au duc : il s'agirait de la Sallière du pavillon, mentionnée dans un inventaire des biens de Jean de Berry en 1413 et décrite avec le cygne navré et l'ours à chaque extrémité, symboles du prince. L'objet, aujourd'hui disparu, est estimé à 1 000 livres tournois dans son inventaire après-décès27.

Dans cette miniature, le duc prend en fait la place du dieu Janus bifrons, qui était traditionnellement représenté dans les calendriers médiévaux au mois de janvier, festoyant et regardant à la fois l'année passée et l'année à venir25.

Il a été proposé d'y voir une scène se déroulerant le , lors de l'Épiphanie, dans la salle de l'hôtel de Giac à Paris, dans l'actuel quartier de Bercy. Le prélat assis au côté du duc serait Guillaume de Boisratier, archevêque de Bourges et les frères de Limbourg eux-mêmes se seraient représentés28. Pourtant, ces identifications sont jugées très incertaines voire invraisemblables. La scène se déroule plutôt dans son hôtel de Nesles25. Pour Paul Durrieu, le prélat est plutôt Martin Gouges, évêque de Chartres, autre proche du duc29, mais il n'a jamais été cardinal. Pour l'historien de l'art Albert Châtelet, il s'agirait plutôt l'archevêque de ReimsSimon de Cramaud30.

L'hypothèse la plus consensuelle y voit la festin du Nouvel An organisé par le duc le . Il s'agissait de réconcilier Armagnacs et Bourguignons après la Paix d'ArrasCharles d'Orléans et son frère Philippe y ont participé et pourrait être représentés parmi les écuyers tranchants, soit ceux vus de dos, soit celui au bout de la table, vêtu de blanc, rouge et noir. Ces couleurs ont en effet été choisies par l'équipe d'Orléans lors de joutes qui se sont déroulées quelques jours plus tard. Le prélat pourrait être Alamanno Adimariarchevêque de Pise et légat du pape Jean XXII, qui a offert au duc ce jour-là une salière en or21. Pol de Limbourg a lui aussi fait le cadeau d'un salière à son mécène le duc à cette même occasion26.

Un grand nombre de personnages présentent un caractère jeune et androgyne, le duc se retrouvant ainsi au centre d'un univers homosocial. Cette miniature serait, selon certains historiens, l'un des indices de l'homosexualité de Jean de Berry31. Selon Meiss, Jean de Limbourg serait l'auteur de la miniature alors que selon Cazelles, il s'agirait de « Limbourg B »c 13.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Tr%C3%A8s_Riches_Heures_du_duc_de_Berry